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Du 15 juin au 15 juillet  2015 s’est déroulée l’enquête publique sur le projet de Plan de Prévention et de Gestion des Déchets Non Dangereux et son rapport environnemental.

Proposition de réponse à l'enquête:Modifier

Ci-dessous une proposition contre ce plan absurde et un non-sens à la fois écologique et économique.   Le cahier d'enquete est disponible dans les  24 mairies de l'Ile. Donc allez à la Mairie de votre domicile avant le 15 Juillet 2015 date de cloture de l' enquête.


Le plan proposé par le CG de La Réunion semble être un "copier/coller" de celui d'autres régions ou départements, en ce qu'il propose -parmi d'autres filières- des "Unités de Valorisation Energétique" (UVE), qui ne sont rien d'autre que des incinérateurs couplés thermiquement aux habitations les plus proches, permettant à celles qui sont équipées en chauffage central d'économiser du fuel. Une telle mesure sur une île tropicale est une aberration, le chauffage central ne pouvant être intéressant que dans certains "écarts" et pas en toute saison.  Un incinérateur même s'il produit "moins de dioxines", en produit toujours trop, et en matière de santé publique, seule la tolérance zéro est admissible, tout autre choix s'assimilant à un empoisonnement de la population .  Le vocable "non dangereux" est trompeur, car si les déchets ne sont pas triés correctement, ils sont forcément dangereux (dioxines mais aussi métaux lourds etc).  La terminologie de "tri mecano biologique" (TMB) est également trompeuse car ce système de tri par un "oeil optique" met du coté biologique" tout déchet de couleur verte, y compris des batteries, containeurs de liquides etc. pourvu qu'il aie les couleurs du végétal.
D'après l'argumentaire du Conseil Départemental les chiffres: le coùt des deux installations pour les contribuables s'éléve à 724.000.000 €uro, oui, 724 Millions  d'€uro plus la prévention, les centres de tri et la collecte: 285.000.000€, soit un total de plus d'un Milliard d'€uro
il ne faut pas oublier en plus de tout ça le cout de l'exploitation
"BASSIN SUD-OUEST 60 M€/an BASSIN NORD-EST 56M€/an”
Coûts d’exploitation du"scénario" retenu 116 Millions € H.T./par an

LA PRISE EN CHARGE DES COUTS
Les actions prévues dans le Plan, s’inscrivent tout d’abord dans une perspective de diminution des quantités de déchets à la charge des collectivités. Comme indiqué précédemment, le monde économique est le plus grand producteur de déchets non dangereux du territoire : il lui appartient de prendre en charge les coûts de la gestion des déchets qu’il produit selon les modalités réglementaires existantes en la matière (acquittement de la redevance spéciale, partenariat public/privé,…) c'est à dire les contribuables et le "partenariat public/ privé" ça veut dire le bénéfices aux privés et le déficit au public, donc à combler par nous: les citoyen contribuables.

Le projet d’implantation d’incinérateurs à la Réunion, inclus dans le projet multi-filières, est un danger pour la santé et l’environnement par la production des déchets toxiques (émanations, résidus, filtres à détruire…), un gouffre financier qui va engager les collectivités sur plusieurs décennies. Ce projet n’incitera pas à réduire la surconsommation et les déchets qui en découlent, il sera un frein aux nombreuses alternatives crédibles comme le recyclage, qui seraient grandes pourvoyeuses d’emplois pérennes pour La Réunion pour les années à venir. Le Conseil d'Europe a déja voté l’interdiction d'incinération pour les matières recyclables (80% de nos déchets)dès 2020, pourquoi La Réunion devrait-elle s’engager dans cette voie dangereuse, néfaste et complètement dépassée que tant de pays ont arrêté?

L'objectif zero dechet est de réduire les déchets à la source, ce qui est possible, puisque déjà réalisé en certains endroits, et incompatible avec le besoin croissant en déchets occasionné par la solution "multifilière" proposée.
NON aux incinérateurs et au gaspillage, mais OUI au recyclage, à la réutilisation et réparation. Nos déchets sont un bien commun et une source de matières premières à valoriser, car créatrice d'emplois perènes et utiles tout en respectant notre nature.

Les procédés à base de chaux vive, quel que soit leur nom et quel que soit le bénéfice financier qu'ils produisent sur certaines entreprises, ne peuvent être mis en place sans rejet dans l'atmosphère de grandes quantités de carbone (au moment de la fabrication de la chaux) et contribuent donc de manière inadmissible, au réchauffement climatique.
Pour traiter 15 tonnes de déchets il faut 3 tonnes de chaux.  Or, l'extraction de la chaux est énergivore, elle contribue à rejeter du CO2 dans l’atmosphère et par conséquent contribue à l’effet de serre. C'est d'autant plus vrai à la Réunion qui est une île volcanique totalement dépourvue de calcaire, qu'il nous faudra donc importer... La production de chaux à partir de ce calcaire nécessite ensuite un four, donc de l’énergie pour casser la molécule de calcaire alors que nous avons très peu de ressources propres d’énergie sur notre île.  Les résidus du procédé devront être incinérés, car les agriculteurs locaux refuseront ce produit d'épandage au motif de sa trop grande richesse en nickel.  De plus, le traitement par le calcaire "tue" les fermentescibles donc il n'y a plus aucune méthanisation.

Pour le "Collectif Zéro Déchet" membre de "Zéro Waste France

Certaines enquêtes sont plus publiques que d'autres


Venez nous rejoindre aussi lundi matin, le 6 juillet 2015, pour une conférence de presse et une conférence gesticulée, à 10H00 devant la mairie de St. Louis (jour de présence du Commissaire Enquéteur)


Réponse au "Rapport de la Commission d’Enquête"Modifier

LE RAPPORT

NOTRE RÉPONSE:

Bonjour Mesdames, Bonjour Messieurs,

c'est avec consternation devant tant de parti pris, qu'on peut qualifier de mauvaise foi, que nous avons lu les 135 pages du "Rapport de la Commission d’Enquête" du Plan de Prévention et la Gestion des Déchets Non Dangereux (PPGDND) du Département de la Réunion.

Participation du public à l'enquête sur le PPGDND:Modifier

63 observations-registres ( recueillies sur 12 registres, les 13 autres sont vides!) (exemple concret cité par un membre de la commission d'enquête: Sur 5 mairies (Petite- île ,St.-Joseph, St.-Phillipe, Ste.-Rose et St.-Pierre) où la commission était présente, seul le registre de St.-Pierre contient des observations (7) les autres sont restés vierges . 6 courriers(SREPEN,Chambre d'agriculture,SYDNE,Star,Cirest, Maire du Tampon (il manque (parmi d'autres?) le courrier de "zéro déchet 974" agrafé par le Président de la Commission en, personne à la dernière page du cahier de St. Louis!) 126 courriers électroniques 189 observations au total Plus 2 pétitions jointes au registre de Cilaos et du Tampon avec1220 signatures contre l'incinérateur.


Analyse fouillée (par nous) des observationsModifier

8 approuvent le plan. 14 rejettent le plan sans citer leur opposition à l'incinérateur

52 n'approuvent pas le plan tel qu'il est et font des propositions, ou posent des questions.

137 s'opposent à l'incinérateur et au plan propos .

Et 2 pétitions ajoutent 1220 signatures contre l'incinérateur.

Commentaire de la Commission d'enquête: l'affichage de l'avis d'enquête a permis au public d'être correctement avisé de l'existence et du déroulement de l'enquête. L'hypothèse la plus vraisemblable pour expliquer cette faible participation reste la difficulté à mobiliser le public sur un tel sujet.

Notre commentaire : Alors que nous avions signalée justement le défaut d'affichage et du manque d'information au Président de la Commission en présence des Journalistes du Quotidien, qui ont constaté ce défaut et écrit un article (voir Article du Quotidien de lIle de la Réunion du 11 Juillet 2015 intitulé :"une enquête public pas très public")

Le collectif s'est mobilisé sur Saint- Louis, Saint-Pierre, Saint-leu (marchés forains ) et sur Cilaos (la seule Éliane, avec son entourage a réussi à mobiliser plus qu'ailleurs. 23 participations, plus une pétition. Le record !)

Parmi les contributions de la population, 128/137 s'opposent à un IOM, nouvellement appelé UVE, soit un score de 93.4% d'opposants. Mais on ne va pas en tenir compte, car les contributions du public, si on suit la démarche du commissaire-enquêteur, sont des questions auxquelles le Maître d’œuvre doit répondre.

Le dossier est illisible pour le commun des mortels? il souligne cette illisibilité, sans plus de conséquence. Mais en aucun cas il n'y voit un contre-plébiscite.

La Commission conclut son rapport, entre autres, en estimant: "que de mesures d'accompagnement démontrent que le PPGDND s'attache du mieux possible à ne pas porter atteinte à l'environnement " Alors que le "Maître d'Ouvrage" ( Le Département?, qui est aussi l'auteur du PDF, selon les sources du document: Mme Dominique Lema), répond au sujet des REFIOM (résidus de l’incinération hautement toxiques) page 23, celle de savoir : où on va enfouir les REFIOMS ? Sachant qu'il n'y a nulle part à La Réunion d'endroit possible puisque qu'il faut une couche minimale de 6 m d'argile. Le "Maître d'Ouvrage" répond par une non réponse en renvoyant au PREDIS (Région) et au centre d'enfouissement des déchets industriels dangereux. Ce qui n'a rien à voir ! Pour les REFIOMS, il faut un CET de classe 1, un Centre d'Enfouissement très coûteux et répondant à des conditions (géologiques notamment, cf, l'argile) très précises. Il est fort improbable qu'il y ait un CET1 à La Réunion un jour. Ou alors il faudra "exporter" les REFIOMS à un coût exorbitant et uniquement si des dérogations sont accordées pour permettre de faire circuler ce type de déchets.

Il est des réponses soigneusement occultées, sur ce qui sort des UVE, on ne parle pas de CET (Centre d’enfouissement toxiques) de niveau 2 ou 3 pour les déchets dangereux. Selon le Maître d'Ouvrage: le décret datant d 18 Novembre 2011, les mâchefers sont classés déchets non dangereux. Alors que par une décision en date du 14 novembre 2014, le Conseil d’État a rejeté les recours contre l'arrêté ministériel du 18 novembre 2011 relatif au recyclage en technique routière des mâchefers d'incinération de déchets non dangereux. Ces recours avaient été formés, pour des raisons opposées, d'une part par plusieurs entreprises de recyclage des mâchefers (Yprema, Modus Valoris, Valenseine et Ligenheld Environnement) et, d'autre part, par France Nature Environnement (FNE). Le Maître d'Ouvrage ignore t'il cette décision? Et la commission est, comme trop souvent, satisfaite de la réponse.

Un médecin témoigne (l'ARMSEE) : "Les incinérateurs nouvelle génération rejettent malgré tout des fumées incomplètement traitées avec pour conséquence une recrudescence significative du nombre de cancers." Réponse du Maître d'ouvrage: Il est à prendre en considération que les équipements de traitement de déchets,y compris les UVE sont des installations classées par la protection de l'environnement IPCE et répondent à la législation Et le commentaire de la commission: " il faut rassurer la population et l'aider à faire la distinction incinérateur et UVE. Les incinérateurs nouvelle génération sont destinés à remplacer les anciens qui étaient plus polluants et non producteurs d'énergie contrairement aux UVE dont la valeur ajoutée est démontrée dans le projet"

La commission recommande vivement que les composts, dont la chambre d'Agriculture refuse l'épandage à partir des ordures ménagères (non collectées à part, mais séparées par le TMB et souillées par les boues de Stations d 'épurations Steps ) soient valorisées énergétiquement = incinérées. Les déchets verts qu'ils soient brûlés dans les centrales thermiques.Alors que le compost est indispensable pour le sol volcanique de l'île, et que ce compost qu'on ne produira pas continuera à être importé, puisqu'il y a un besoin PPGDND (p 128 à 132): " Le sol de l'île a besoin de nutriments spécifiques. Ainsi pour éviter l'importation de produits phytosanitaires,engrais chimiques, et autres amendements non produits sur place, la valorisation agronomique sera recherchée dans une logique de substitution de ces intrants importés " Quant à la méthanisation, on ne retrouvé ce vocable qu'une seule fois dans les 140 pages. Et l'attitude de la Chambre d'agriculture qui ne veut pas entendre parler du compost hors normes (on peut comprendre) issus des déchets ménagers: que va-t-on en faire? Les brûler/incinérer dans l'UVE, au lieu de les méthaniser.

Bonne nouvelle apportée par le Maître d'Ouvrage : L'article 46i du texte de Loi d'Août 2009 garantit que "Les clauses de tonnages minimum devront être supprimées dans tous les nouveaux contrats d'unité d'incinération ( Tiens! Incinération pas UVE ) afin de réduire la quantité la quantité de déchets stockés ou incinérés " La représentation locale devrait donc ne pas avoir à payer des indemnités. C'est à moitié rassurant. Cela dit, aucune garantie que le tri sera favorisé.

Observation registre: "il faut qu'on nous dise qui va payer les incinérateurs ainsi que leur entretien" Leur financement ne semble pas pouvoir bénéficier d'une subvention du FEDER (Fonds Européen Économique et Régional) de 33 Millions . La part prévention coûtera entre 4 et 6 euros/hab. Pour la part investissement et entretien , le Maître d'ouvrage ne peut pas donner de chiffres , il renvoie à l'ensemble des données financières ,pages 226 235 et à l'annexe 2 de l'évaluation environnementale. "Cela dépendra du choix fait par la représentation locale : DSP (délégation de service public), emprunts, contributions des ménages, recettes liées à la vente d'énergie."

Commentaire de la commission d'enquête: "Il n'est donc pas possible de répondre au public quand à la fiscalité découlant de la mise en œuvre des installations." Donc : "lets wait and see"


Avis de l’Association Initiatives Dionysiennes sur le PPGDND 2015


Conférence de presse du 3 septembre 2015:Modifier

Etaient présents: Zinfos974, le JIR , le Quotidien et RFO.

Zinfos974: Gestion des déchets non dangereux: "une mascarade" pour Zéro déchet 974

Zérodéchets





















Propositon par le Président de la Région d'une Agora sur les alternatives au PPGDNDModifier

Suite aux articles récents parus dans presse, nous  avons été joints par un collaborateur de Didier Robert:   le président de région propose de rencontrer le Collectif pour un débat public contradictoire sur le PPGDND. La date de cette rencontre reste  à convenir.

Réunion de préparation en vue du  débat prévu avec le président de la région  au Four Mao  St-Leu 

Jeudi 17 sept  à 16.30

Plan d'accès Four Mao

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